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Aïcha Zaïmi Sakhri

Aïcha Sakhri est la DG de Dalia medias. Elle a une longue et très riche expérience dans les medias depuis la fondation de femmes du Maroc et aujourd’hui, d’Illi. Entre autres. Fervente activiste des droits humains, elle ne supporte pas l’injustice, se bat pour la méritocratie et défend avec ses ongles, l’égalité universelle entre les hommes et les femmes. Solaire, elle aime le Beau, l’intelligence, les rires et, comme toutes les personnes entières, a une énergie assez phénoménale. Là, elle vient de découvrir, dans sa vie, le footing et risque fort d’atteindre Neptune avant la Nasa. Très proche de ses fils, de son grand amoureux et de ses sœurs, son sens de la famille est une histoire d’équipe très unifiée où l’individualisme de chacun(e) est respecté. Un peu comme sa façon de manager ses équipes. Elle démarre toujours doucement tendance diesel et, sans prévenir, devient un char d’assaut que rien ne peut arrêter jusqu’à l’objectif final. Petits joueurs/ses s’abstenir.

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En mai, on fait ce qui nous plaît ! Et ce numéro est consacré au bien-être et aux différentes manières d’y accéder. Ce besoin n’est pas nouveau, mais la tendance prend de plus en plus d’envergure. Le stress, l’insatisfaction chronique, la culture matérialiste nous poussent à chercher un antidote à ce mal-être. Pour certaines, ce sera … Continue reading LE CULTE DU BIEN-ÊTRE?

13 mai 2016

En mai, on fait ce qui nous plaît ! Et ce numéro est consacré au bien-être et aux différentes manières d’y accéder. Ce besoin n’est pas nouveau, mais la tendance prend de plus en plus d’envergure. Le stress, l’insatisfaction chronique, la culture matérialiste nous poussent à chercher un antidote à ce mal-être. Pour certaines, ce sera la religion. Pour d’autres le running, le vélo, le yoga ou la méditation.

Cette injonction morale a d’ailleurs fait l’objet d’un ouvrage, Le syndrome du bien-être. Selon ses deux auteurs*, des chercheurs européens, “s’occuper de son bien-être est devenu une obligation morale qui s’impose à chacun de nous”. Le bien-être “s’est transformé en idéologie”. Cette prescription est nourrie par la mode du coaching, du développement personnel, des pensées positives obligatoires (think positive !) et du perfectionnement à tout prix. Sans parler du jeunisme et de la minceur… Elle se fait au détriment de nos émotions et nous interdit d’aller mal. Bien se nourrir est devenu une activité proche de la paranoïa : on compte les calories, on mange sans gluten, cru, vivant, végétarien… Exit le plaisir des papilles ! “Manger équilibré fait office de recette miracle”, constatent les auteurs du Syndrome du bien-être. Ce phénomène s’appelle l’orthorexie. La nourriture est envisagée exclusivement comme un médicament, un “comptoir de pharmacie”. Le problème, c’est que ce surinvestissement du corps a parfois des conséquences négatives. “Ces pratiques nous font vivre dans l’angoisse permanente en nous rendant responsables de tous nos choix de vie. Elles renforcent notre sentiment de culpabilité dès que nous n’arrivons pas à tenir nos engagements ou à atteindre nos objectifs, soulignent les enseignants-chercheurs. La tyrannie du bien-être ne fait pas qu’aggraver notre malaise intérieur, elle nous exhorte aussi à blâmer celles et ceux qui refusent de se mettre au diapason”, renchérissent-ils. Fumer ne tue plus seulement. Cela fait mauvais genre. Si vous prenez du poids, on vous suspecte de paresse et de laisser-aller. Et paradoxalement, ce culte de la santé érigée en loi suprême peut conduire à l’effet inverse chez certaines personnes qui se sentent rejetées, culpabilisent davantage et basculent dans des conduites inverses excessives.

Ces pratiques extrêmes du culte du corps “deviennent un problème lorsqu’il y a perte de contrôle et de liberté. Elles entraînent des dérives narcissiques qui nous amènent à nous replier sur nousmême et à nous préoccuper que de notre corps”, poursuivent nos deux chercheurs. Elles peuvent nous couper de notre couple, de notre famille et de nos amis. Et donc de notre vie ! On devient obnubilé par soi, préoccupé par soi et concerné que par soi. La dictature de l’apparence conduit à l’individualisme et souvent, à l’absence d’humanité et d'empathie envers autrui.

À l'inverse, il ne s'agit pas de faire abstraction de son corps, de manger n'importe quoi, de malmener sa santé ou encore de se laisser sombrer dans le désespoir. La recette du bonheur n’existe peut-être pas mais contient au moins deux ingrédients essentiels : l’écoute de soi et le plaisir.

Pour conclure, les auteurs nous conseillent d’accepter nos faiblesses en arrêtant d’écouter maladivement notre corps. “Au lieu de nous apitoyer encore et toujours sur notre sort, nous aurions tout à gagner à nous ouvrir et à penser un peu plus à autrui”. Alors, s’occuper de soi et de son bien-être, oui, mais sans négliger celui d’autrui. Faire du sport pour rester en forme, manger sainement en s’accordant des petits plaisirs régulièrement… Accepter aussi, comme dit Simone de Beauvoir, “d’avoir un âge”. Et puis rire, sourire préserve, fait du bien à soi et aux autres aussi. En mai on fait ce qui nous plaît ! Avec modération…

Le Syndrome du bien-être de Carl Cederström et André Spicer

(traduit de l’anglais par Édouard Jacquemoud), L’Échappée.

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