LES MILLE ET UNE FACETTES DU JEÛNE

23 juin 2016 à 12 h 38 min par Khadija Alaoui

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Ils ont leur jeûne thérapeutique, payé rubis sur l’ongle et nous autres, Musulmans, avons le nôtre, obligatoire, un mois par an. Et nul besoin de payer pour se priver et se purifier car, dès le coucher du soleil… c’est bouffe à volonté !

Le jeûne est en vogue. Non pas celui imposé par les religions (et oui, il ne concerne pas uniquement les Musulmans, les religions chrétienne et hébraïque ont leur jeûne ou carême pour faire pénitence et tester sa volonté), mais plutôt une abstinence voulue pour se nettoyer le corps et l’esprit. Cette détoxification de plus en plus recherchée s’est développée grâce à l’émergence – il y a quelques décennies en Europe, et particulièrement en Russie et en Allemagne – de différents centres. C’est ce qu’on appelle le jeûne thérapeutique.
Pratiqué dans des cliniques et des centres spécialisés sous haute surveillance, ce jeûne recommande aux curistes de s’abstenir de toute nourriture solide : seule l’eau, le thé et les infusions sont autorisés. Dans certains établissements, ce sont des bouillons de légumes et des jus de fruits qui sont proposés. Les jeûneurs sont aussi invités à faire de longues randonnées, de la méditation et des massages. D’une durée de trois jours ou trois semaines, le jeûne, assurent ceux qui le pratiquent, “favorise une élévation de l’âme, une incomparable sensation de légèreté et d’euphorie, une vivacité d’esprit et une intelligence aiguisée”.

Se soigner, oui ! Perdre du poids, mouais…

Les défenseurs de cette pratique avancent même ses bienfaits sur un certain nombre de maladies et des guérisons spectaculaires. Le fait est que le jeûne est supposé soigner les troubles du foie et du tube digestif, les cas d’inflammation chronique et d’allergie, les maladies cardiovasculaires, la fatigue… et même le cancer ! Testé sur des souris atteintes de tumeurs, il s’est avéré que la chimiothérapie associée au jeûne donnait de meilleurs résultats. Mais rien n’est encore confirmé pour l’homme.
L’autre raison qui pousse de plus en plus de personnes vers ce jeûne thérapeutique ou diététique est le désir de perdre du poids. “Le jeûne est une thérapie de désintoxication efficace. Il est idéal pour les personnes en surcharge pondérale. Pendant le jeûne, le corps puise dans ses graisses, ce qui encourage la perte de poids”, nous confirment les nutritionnistes. Fausse bonne idée ! Car l’effet yo-yo pourrait bien réduire à néant tous les efforts consentis.
Jeûner aurait aussi une autre vertu : gagner en longévité. Mais les études réalisées dans ce sens n’ont toujours pas franchi le seuil des laboratoires.

L’autre revers : restriction et abondance

En face de ce jeûne thérapeutique, il y a le jeûne pratiqué dans les pays musulmans. Prescrit par le Coran, il impose à tous ceux qui en ont la capacité de s’abstenir de manger du lever au coucher du soleil. Une privation qui puiserait son essence dans la nécessité de ressentir les affres de la faim subies par les démunis. Cette mise à l’épreuve est censée se poursuivre, au coucher du soleil, par une rupture du jeûne frugal… Pour le coup, c’est raté ! Les tables du ftour croulent sous toutes sortes de nourriture, de la plus saine à la plus calorique, la plus sucrée et la plus grasse. Ces restrictions suivies de compensation alimentaire mettent les pauvres estomacs des jeûneurs à rude épreuve. Pourtant, il est si facile de ne pas faire bombance et de tirer profit de ce jeûne pour reposer et nettoyer son système digestif. Encore faut-il avoir pleinement conscience des dangers d’une nourriture anarchique sur son corps et sa santé.

Khadija Alaoui

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