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ZARABI, UNE ODE À LA DÉLIVRANCE DES SENS !

26 mai 2016 à 12 h 32 min par Salma Zaid

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©Lamia Lahbabi ©Lamia Lahbabi

Posez votre "NIA" pendant une seule "LILA", "HNA" et nul part ailleurs dans le désert prenant, éveillez y vos plus profonds sens, exprimez votre désir en l'appelant: "JINI" ou "MANSIT", remémorant ivre ou sobre ce qui ne s’oublie. Repensez "VEINTE ANOS" en arrière, sous le son soufi d'un "N'NAY' ou les rythmes de l'hymne des origines Marrakchis d'"AH WAH". Envolez vous 46min, le temps d'un voyage sur les "ZARABI" sensoriels de l'amour éternel. Oum, une passionnée envoûtante se livre à Illi.

Illi : Grâce au #ZarabiTour qu’est ce que ça vous fait de découvrir à chaque fois un public différent ?

C’est toujours très curieux de partir à chaque fois à la rencontre d’un public. Un sentiment de peur et de hâte, d’être découvert souvent pour la première fois. C’est au même temps curieux et émouvant, attendre ces heures avant le concert quand on est vraiment sûrs de rien, à se demander comment on sera reçu. Des choses qu’on ne maitrise pas comme le son ou l’énergie qui peuvent causer une petite tension. La rencontre de ce public est une délivrance particulièrement si ce dernier est réceptif, c’est une sorte de soulagement pour nous …

Illi : Dans Zarabi, votre 4ème album, vous chantez la pluralité d’un maroc authentique. Quelles ont été vos principales sources d’inspiration ?

Si je suis inspirée, c’est grâce au Maroc où j’ai grandi, et plus précisément à Marrakech, cette ville magique qui a le don d’éveiller les sens. L’ambiance qui y règne (la Hal9a sur la place Jemaâ El Fna, l’odeur des fleurs d’oranger, du cuir…) m’a permis de me découvrir. L’inspiration n’est-elle pas un rappel de notre vécu ? On ne peut pas décider de l’effleurer dans un endroit et en un temps précis. Il y a tellement de régions au Maroc que je ne connais pas. Je suis curieuse de découvrir une nouvelle tribu avec ses coutumes, son histoire, son environnement, ses habitudes… Je ne suis pas anthropologue, mais l’histoire de l’évolution de l’être humain m’intéresse. Au Maroc, il y a toute une panoplie d’univers qui allient des richesses aussi différentes que similaires et qui nous rassemblent dans une même et unique nation. Ce sont des sources d’inspiration intarissables.

Illi : Vous chantez le désir et l’amour, faites appel à l’éveil des sens, partagez les plus nobles des intentions comme dans « Nia ». Quels sont les principaux messages que vous avez cherché à véhiculer à travers « Zarabi » ?

Mon intention est de mettre l’accent sur ces états d’âme dont on ne parle pas ou peu … que moi j’ai vécu, au milieu desquels j’ai grandi. La condition de liberté d’être féminine, de ces femmes des plus anciennes médinas qui même dans un habit traditionnel restent libres . Ces rappels que je me dois de préserver en chantant et ces choses qu’on se raconte après les avoir observées dans son quotidien… Avant la photo était précieuse. Elle symbolisait un moment magique et attendu avec tout un rituel, témoignant de traditions vestimentaires, culinaires, festives etc. C’est cette époque qui me séduit.Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on n’imprime plus.Pour préserver notre patrimoine, ces choses-là se doivent désormais d’être contées par un autre biais. La musique, mieux que le cinéma ou le théâtre, les transmet selon moi de la manière la plus fidèle qui soit. Dans « WALI » un morceau un peu « Has Been » ou les gens vont un peu sourire, c’est essentiel d’en parler et moi je veux bien être d’aujourd’hui tout en portant en moi un peu de jadis.

Dans « NIA » je livre ce que je suis et pense être, d’ailleurs c’est le premier morceau de ZARABI, un des plus personnel, que je n’introduis pas sur scène, parce que je m’y dévoile suffisamment, je préfère interpréter sincèrement ce que je suis et j’assume au bon vouloir de ceux qui m’écoutent.

 

Illi : Dans Al Hamdulah, vous chantez votre amour pour Dieu. la chanson « N’Nay », quant à elle, est inspirée d’un poème soufi de Rumî. Oum et le soufisme ?

Pas vraiment, mais j’ai beaucoup de respect pour ces gens brillants, inspirés, qui ont consacré leur vie à décrire l’amour dans tous ses états. Je les envie d’avoir réussi à aller au-delà de leurs limites pour atteindre l’amour du divin et du prochain avec piété, grâce et finesse. J’admire cette culture spirituelle, même si je n’ai pas spécialement choisi de l’incarner. C’est une chose qui m’habite et à laquelle j’ai décidé de m’intéresser. Dans Al hamdulah, c’est différent. C’est ma façon à moi de faire mon entrée sur scène. J’avais envie d’exprimer ma reconnaissance au Tout Puissant de m’avoir permis d’arriver là où je suis. À part ma voix, rien ne me prédestinait à faire de la musique mon métier.

C’est un grand mot, j’ai beaucoup de respect pour ces gens brillants, inspirés, qu’on croise rarement de nos jours,qui ont consacré leur vie à décrire l’amour dans tous ses états.  Je les envie d’avoir réussi à aller au-delà des limites pour atteindre l’amour du divin et du prochain avec piété, grâce et finesse. Je ne peux dire de moi-même que je suis soufi, j’admire cette culture spirituelle, que je n’ai pas choisi d incarner ou rappeler à tout prix. C’est une chose qui m’habite et à laquelle j’ai décidé de m’intéresser par choix,  elle ressort forcément dans mon travail.

Dans « Alhamdulah », c’était différent, chanter l’amour de dieu en arabe avec l’expression qu’on dit plusieurs fois par jour qui est « Alhamdulah ». C’ était ma façon à moi de faire mon entrée sur scène, j’avais envie d’exprimer ma reconnaissance au Tout Puissant de m’avoir permis d’arriver là où je suis. À part ma voix, rien ne me prédestinait à faire de la musique mon métier.

Illi : À chaque fois que vous donnez des interviews ou présentez votre album, vous parlez de vos musiciens et de toutes les personnes qui ont contribué à sa réalisation. et vous, alors ?

Le groupe porte mon nom, les gens s’intéressent donc forcément davantage à moi. À un moment donné, je me dois de leur expliquer que ce qui me rend dans cet état paisible, joyeuse et fière ce sont les gens qui m’entourent. On a tous besoin aussi talentueux que nous puissions être de quelqu’un qui nous révèle. Et il y’a des gens dont c’est la mission.Je fais notamment référence à Laurent, mon mari, qui a cru en moi et qui a permis à celle que je suis aujourd’hui de prendre vie. Quand on se sent aimé, on se sent en confiance et on assume cece que l’on est. On n’y arrive jamais seule ou face à un miroir, notre véritable reflet on le voit grâce à l’autre.C’est pour cela qu’il est très important pour moi de parler des gens qui m’ont fait, leur amour me donne envie d’en donner à mon tour. On doit être reconnaissant, rendre aux musiciens ce qui est aux musiciens et au producteur ce qui est au producteur. Ce n’est qu’un juste retour des choses.

 

Illi : Vous avez pour coutume de ramener un peu de Mhamid avec vous. D’où vous vient cet amour pour la région ?

À chaque fois que je vais là-bas, je suis interloquée par le changement fulgurant. L’énergie incroyable de Mhamid et cette force dans ce sable me permettent de tout oublier, au point de ne plus avoir à m’inquiéter. Mes repères n’ont plus aucune importance. J’ai envie de transporter un bout de ce Maroc chez nous, dans les villes. Au-delà d’une décoration, d’une musique ou d’un vêtement, cela représente tout un mode de vie, une façon d’être, une sérénité et un respect pour ce qui est éphémère,  d’ailleurs je suis sur un projet pour faire découvrir cette culture à ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’aller jusqu’à Mhamid .

Vous pouvez regarder la vidéo de notre rencontre avec Oum sur le site www.illionweb.com

©Victor Delfim

©Victor Delfim

Salma Zaid

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